Washington a demandé à plusieurs alliés et partenaires de contribuer à une opération destinée à rouvrir le détroit d’Ormuz. Mais, au 16 mars, le Japon et l’Australie ont indiqué qu’ils n’enverraient pas de navires, la Corée du Sud n’a annoncé aucune action immédiate, l’Allemagne a affiché son scepticisme et l’Union européenne discute encore de ses options sans décision sur une extension de sa mission navale. Tokyo et Canberra ferment, pour l’heure, la porte Le premier refus net est venu du Japon. Devant le Parlement, la Première ministre Sanae Takaichi a déclaré que son gouvernement n’avait, à ce stade, aucun projet de mission d’escorte dans le détroit d’Ormuz. Tokyo dit continuer à examiner ses propres options, mais dans les limites imposées par son cadre constitutionnel et juridique. Cette position a été réaffirmée alors que le Japon reste fortement dépendant des approvisionnements énergétiques du Moyen-Orient. L’Australie a adopté la même ligne. Canberra a fait savoir qu’elle ne prévoyait pas d’envoyer de navires de guerre dans la zone. Les déclarations rapportées lundi précisent aussi qu’aucune demande formelle n’avait été reçue au moment des échanges publics. Parmi les pays sollicités par Donald Trump, l’Australie figure donc, à ce stade, parmi ceux qui écartent une participation navale
Washington a demandé à plusieurs alliés et partenaires de contribuer à une opération destinée à rouvrir le détroit d’Ormuz. Mais, au 16 mars, le Japon et l’Australie ont indiqué qu’ils n’enverraient pas de navires, la Corée du Sud n’a annoncé aucune action immédiate, l’Allemagne a affiché son scepticisme et l’Union européenne discute encore de ses options sans décision sur une extension de sa mission navale. Tokyo et Canberra ferment, pour l’heure, la porte Le premier refus net est venu du Japon. Devant le Parlement, la Première ministre Sanae Takaichi a déclaré que son gouvernement n’avait, à ce stade, aucun projet de mission d’escorte dans le détroit d’Ormuz. Tokyo dit continuer à examiner ses propres options, mais dans les limites imposées par son cadre constitutionnel et juridique. Cette position a été réaffirmée alors que le Japon reste fortement dépendant des approvisionnements énergétiques du Moyen-Orient. L’Australie a adopté la même ligne. Canberra a fait savoir qu’elle ne prévoyait pas d’envoyer de navires de guerre dans la zone. Les déclarations rapportées lundi précisent aussi qu’aucune demande formelle n’avait été reçue au moment des échanges publics. Parmi les pays sollicités par Donald Trump, l’Australie figure donc, à ce stade, parmi ceux qui écartent une participation navale
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a, de son côté, évoqué lundi une solution inspirée de l’accord sur les exportations céréalières en mer Noire afin de rétablir les flux via Ormuz. Elle a indiqué en avoir parlé avec le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. En parallèle, elle continue de plaider pour davantage de contributions au mandat actuel d’Aspides. Le Danemark se dit ouvert, Londres reste en discussion Tous les alliés occidentaux n’ont pas opposé un refus aussi net que Tokyo ou Canberra. Le Danemark a indiqué qu’il examinerait les demandes liées à Ormuz. Son ministre des affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, a déclaré que son pays gardait l’esprit ouvert sur une éventuelle contribution, en rappelant le poids du Danemark comme nation maritime et son précédent engagement en mer Rouge en 2024. Aucune décision concrète n’a toutefois été annoncée. Le Royaume-Uni n’a pas annoncé, lundi, de participation navale formelle à une opération de réouverture du détroit. Les réactions recensées font état de discussions avec Washington, mais pas d’engagement public sur l’envoi immédiat de bâtiments. À ce stade, Londres apparaît donc parmi les capitales en contact avec les États-Unis, sans décision rendue publique sur une contribution militaire directe, cela d’autant plus que les britanniques ont eu du mal à mobiliser leur flotte pour Chypre. L’appel américain reste, pour l’instant, sans coalition formelle Donald Trump a multiplié les demandes auprès de plusieurs pays, dont la Chine, la France, le Royaume-Uni, le Japon, la Corée du Sud et l’Australie. Selon les informations publiées lundi, Washington a évoqué des contributions telles que des dragueurs de mines, des moyens de défense aérienne et d’autres capacités navales pour sécuriser le passage. Mais au 16 mars, aucune coalition navale internationale formellement constituée n’a été annoncée. Les dernières informations font état de consultations diplomatiques, de demandes américaines, de débats européens et de réponses nationales prudentes ou négatives. Elles ne font pas apparaître, à cette heure, de dispositif multinational déjà arrêté pour intervenir dans le détroit d’Ormuz. La mer Rouge reste en arrière-plan des calculs européens Les discussions sur Ormuz se déroulent avec, en toile de fond, la situation en mer Rouge. La mission Aspides a précisément été créée pour protéger la navigation commerciale contre les attaques des Houthis du Yémen. C’est à partir de ce cadre existant que les Européens examinent aujourd’hui leurs options, qu’il s’agisse d’un renforcement du mandat actuel ou d’une réflexion plus large sur la sécurité maritime régionale. Cette donnée explique une partie de la prudence européenne. Une éventuelle opération dans le Golfe interviendrait alors qu’un autre axe commercial majeur reste déjà sous tension entre Bab el-Mandeb et la mer Rouge. Les capitales européennes discutent donc d’Ormuz sans détacher ce dossier de l’expérience acquise face aux attaques houthies et des moyens déjà mobilisés sur cet autre front maritime. À ce stade, la liste des refus est plus claire que celle des renforts Les éléments confirmés lundi dessinent un tableau précis : le Japon ne prévoit pas de mission d’escorte, l’Australie n’envisage pas d’envoi de navires, la Corée du Sud n’annonce aucune action immédiate, l’Allemagne exprime son scepticisme sur une extension européenne, le Danemark se dit disposé à étudier la question, et l’Union européenne continue de discuter sans décision sur Ormuz. À l’heure des dernières dépêches, l’appel américain a donc produit des consultations, des réserves et plusieurs refus publics, mais pas encore la coalition navale que Washington cherchait à réunir.
