La Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL) ne compte pas reculer d’un iota malgré la sortie du conseil académique qui brandit la menace d’une année blanche. Face à la presse, hier, ces pensionnaires ont déclaré à qui veut l’entendre qu’’ils vont maintenir leur mot d’ordre de grève illimitée jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. «Nous demandons aux étudiants de rester chez eux et maintenons le mot d’ordre de grève illimitée jusqu’à ce que nos revendications soient satisfaites», a dit le porte-parole Amadou Ba, président de séance. Ce dernier soupçonne les autorités académiques «de vouloir annihiler toutes velléités de revendications en décrétant la mort des associations des étudiants».

La Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL) déclare que les étudiants restent ouverts aux négociations et vont rencontrer les autorités religieuses de la ville de Saint-Louis. Ces étudiants, par la voix de leur porte-parole Amadou Ba, souhaitent entreprendre la même démarche vis-à-vis des autorités gouvernementales. Ils considèrent que le communiqué du Conseil académique de l’Université Gaston Berger jette de l’huile sur le feu et ne contribue pas à calmer la situation. La Coordination des étudiants de Saint-Louis (Cesl) observe depuis des semaines une grève pour protester contre la réforme du système d’attribution des bourses et réclamer de meilleures conditions sociales et d’études.

La Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL) rappelle également avoir toujours privilégié le dialogue, malgré un contexte marqué par des tensions et des mouvements d’humeur dans plusieurs campus du pays. Elle affirme avoir soumis des propositions concrètes aux autorités de tutelle, notamment au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI). Mais, regrette le porte-parole, Amadou Ba, celles-ci sont restées jusqu’ici sans réponse. En attendant une issue, la coordination maintient son mot d’ordre et interpelle le Premier ministre Ousmane Sonko, l’exhortant à s’impliquer davantage pour favoriser un dialogue franc et sincère en vue de sortir de la crise.

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