L’affaire Khadija Sow connaît un tournant décisif. Ce dossier, initialement perçu comme un drame aux circonstances floues, prend désormais une dimension criminelle après une requalification majeure opérée par le parquet de Pikine-Guédiawaye.

Selon les informations rapportées, le procureur Saliou Dicko a décidé de requalifier les faits visant l’époux de la défunte. Poursuivi dans un premier temps pour coups mortels, Mouhamadou Moustapha Seck est désormais inculpé pour meurtre. Une évolution judiciaire significative qui traduit la gravité des éléments recueillis au cours de l’enquête. Parallèlement, l’affaire s’étend à l’entourage familial. La mère et le père adoptif du mis en cause ont été placés en garde à vue pour atteinte à l’administration de la justice. Cette orientation laisse supposer des tentatives d’entrave ou de dissimulation d’éléments, renforçant la complexité . Les circonstances exactes du décès restent encore entourées d’incertitudes. La version initiale évoquait un malaise survenu dans la nuit du 20 au 21 mars, après des maux de tête, avant un décès constaté à l’hôpital. Toutefois, cette thèse est désormais fragilisée par les conclusions médicales préliminaires. L’autopsie constitue à ce stade un élément central. Elle révèle que la victime était enceinte de sept mois et met en évidence un hématome au niveau du cuir chevelu, sans fracture. Si une pathologie cardiaque est également mentionnée, la présence de cette lésion physique alimente les soupçons de violences et justifie la nouvelle orientation de l’enquête.

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