La Russie a estimé mardi que la situation sécuritaire au Mali restait « difficile », trois jours après la perte de la ville de Kidal, dans le nord du pays, à la suite d’attaques coordonnées menées par des groupes armés.
Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, le ministère russe de la Défense a indiqué que « les ennemis n’ont pas renoncé à leurs intentions » et qu’ils étaient en train de se regrouper, évoquant une situation toujours instable sur le terrain.
Moscou a confirmé dans le même temps le retrait des unités de l’Africa Corps, une structure paramilitaire placée sous tutelle du ministère russe de la Défense, déployée en appui aux autorités maliennes.
Selon un communiqué, ce retrait de Kidal a été effectué « conformément à une décision conjointe » avec les autorités maliennes, les forces russes se retirant aux côtés des Forces armées maliennes (FAMa). Les blessés et le matériel ont été évacués en priorité, tandis que les opérations se poursuivent dans d’autres zones.
La ville de Kidal, considérée comme stratégique dans le nord du Mali, a été prise au terme d’attaques simultanées ayant visé plusieurs localités du pays au cours du week-end.
Ces opérations ont été revendiquées par des groupes armés opérant dans le nord, qui ont annoncé avoir pris le contrôle de la ville, marquant un revers pour les autorités de transition.
Des sources proches des milieux russes ont évoqué la possibilité d’un redéploiement ultérieur des forces de l’Africa Corps, tandis que certains observateurs mentionnent des perspectives d’arrangements locaux permettant de recentrer les opérations militaires.
Depuis 2020, le Mali est dirigé par des autorités de transition issues d’un coup d’État, dans un contexte de dégradation persistante de la sécurité dans plusieurs régions du pays.
La prise de Kidal intervient dans une séquence de violences d’ampleur, marquée notamment par des attaques coordonnées contre des positions militaires et la mort du ministre de la Défense malien, Sadio Camara.
