C’est un vaste réseau d’exploitation sexuelle internationale qui s’apprête à être jugé à Dakar.

Selon des informations rapportées par Libération, le doyen des juges d’instruction a formellement renvoyé devant la Chambre criminelle l’ensemble des accusés poursuivis dans l’affaire dite des « formateurs au sexe », dont Pierre Robert, présenté comme le cerveau du réseau, ainsi que ses présumés complices (Amath Lô, Malick Sène Guèye, Birame Senghor, Babacar Diallo, Aliou Goudiaby, Moussa Ba, entre autres).

Partie de France, l’enquête a révélé un système effroyable ciblant des enfants vulnérables âgés de 3 à 15 ans, soumis à de prétendus « formateurs » pour les préparer à des sévices sexuels. L’exploitation de la téléphonie et l’exécution d’une commission rogatoire internationale ont permis d’identifier la ramification sénégalaise du réseau, conduisant à des arrestations, des saisies d’objets et la mise au jour de transferts d’argent suspects. Malgré les dénégations répétées des mis en cause concernant l’implication de mineurs, le magistrat instructeur a retenu des charges d’une extrême gravité : association de malfaiteurs, traite d’êtres humains et proxénétisme en bande organisée, viol sur mineur, actes de pédophilie et contre-nature, transmission volontaire du VIH/Sida et trafic de drogue (crack).

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