En campagne pour briguer le poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), l’ancien président sénégalais Macky Sall est revenu, ce lundi aux États-Unis, sur les événements politiques qui ont secoué le Sénégal entre 2021 et 2024.

Face à des représentants de la société civile, l’ex-chef de l’État a évoqué une période marquée, selon lui, par une tentative de conquête du pouvoir par la violence.

«J’ai, pendant 12 ans, fait face à des défis, dont cette violence qui est apparue de façon très grave au Sénégal. Les gens ont voulu, profitant d’une situation particulière, utiliser la violence pour arriver au pouvoir. Ce que je ne pouvais pas accepter en tant que président de la République, parce que j’ai prêté serment de défendre les institutions de la République, de défendre la démocratie», a déclaré Macky Sall.

L’ancien président a ensuite dressé la liste des violences survenues durant cette période. Selon lui, des citoyens, des institutions et des infrastructures publiques ont été pris pour cible.

«Ils ont brûlé des maisons de citoyens, ciblé des sièges d’organes de presse qu’on a saccagés, menacé des juges, menacé des hommes politiques, des ministres, brûlé leur maison, détruit les chantiers du train express national, les chantiers du BRT, brûlé l’Université de Dakar.»

Macky Sall a également affirmé que des attaques avaient visé les transports publics.

L’ancien chef de l’État a évoqué des «actions terroristes sur des cars de transport public, où des personnes sont décédées». Dans ce contexte, a-t-il estimé, «la survie de la République était engagée».

Il a expliqué que l’État sénégalais avait réagi pour rétablir l’ordre et confier les affaires à la justice. «a ramené la paix et les dossiers ont été confiés  à la justice», a-t-il ajouté.

Interrogé sur la loi d’amnistie adoptée avant son départ du pouvoir, Macky Sall a affirmé avoir privilégié l’intérêt national.

«Il faut pouvoir pardonner. C’est ça le sens de la loi d’amnistie qui a été votée contre la volonté de mon camp. Mais j’ai agi comme chef d’État en regardant seulement la volonté du pays. Quel était l’intérêt du Sénégal ? Ce n’était certainement pas de laisser des gens en prison, de laisser un pays en feu et de partir», a-t-il soutenu.

Selon lui, cette loi a permis de tourner la page de la crise politique. Elle a notamment conduit à la libération des personnes détenues et à la tenue de l’élection présidentielle.

«Ils ont participé aux élections et ils ont gagné démocratiquement. Donc c’était le choix et la volonté des Sénégalais de leur donner le pouvoir. C’est la voix royale. C’est le peuple qui donne, ce n’est pas par la rue qu’on va acquérir le pouvoir. Et le Sénégal a montré la solidité de ses institutions, la démocratie et le modèle sénégalais a prévalu. Voilà ce qui s’est passé», a conclu Macky Sall.

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