L’Alliance des syndicats autonomes de la santé (ASAS) And Gueusseum hausse une nouvelle fois le ton face au gouvernement. Dans une nouvelle directive, le Directoire national de l’organisation syndicale annonce l’entrée en vigueur, depuis le lundi 10 août 2026, du deuxième jalon de son plan d’actions, marqué par la rétention des données sanitaires et sociales.

La mesure s’applique « sur toute l’étendue du territoire national et jusqu’à nouvel ordre », dans le cadre de la mise en œuvre du 13e Plan d’actions de l’ASAS And Gueusseum et de sa « décision de radicalisation de la lutte ».

Selon la directive rendue publique, les agents concernés doivent continuer à assurer normalement la collecte des informations sanitaires et sociales de routine au niveau des structures de santé et des services sociaux. En revanche, ils sont appelés à ne plus renseigner les supports institutionnels habituellement utilisés pour la collecte, la compilation et la transmission de ces données.

La remontée des informations vers les différents niveaux de la pyramide sanitaire et sociale, notamment les districts, départements et régions, est également suspendue. Le syndicat demande par ailleurs à ses militants et sympathisants de ne procéder à aucune opération de régularisation ou de rattrapage des données non renseignées pendant la période d’application du mot d’ordre.

La mesure concerne « l’ensemble des structures et niveaux de prestation relevant du champ d’application du présent mot d’ordre », précise l’organisation.

Une échéance de trois mois fixée au gouvernement

L’ASAS And Gueusseum indique que la rétention des données restera en vigueur jusqu’à une décision contraire de son Directoire national. Toutefois, le syndicat fixe une échéance de trois mois au gouvernement.

À défaut d’une « réaction positive et concrète » au terme de cette période, le Directoire national entend considérer le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique comme responsable des conséquences liées à l’absence ou à l’insuffisance des données sanitaires et sociales.

L’organisation syndicale met notamment en avant les risques pouvant affecter la complétude, la promptitude, la fiabilité et la qualité des informations qui devront être restituées ultérieurement.

Elle précise également qu’en cas de levée du mot d’ordre, sa responsabilité ne saurait être engagée pour les éventuelles difficultés liées au rattrapage des données.

L’ASAS And Gueusseum décline ainsi toute responsabilité concernant d’éventuels retards, omissions ou insuffisances dans la fourniture, la collecte, la consolidation et la transmission des informations nécessaires au renseignement des plateformes institutionnelles.

Le ministère appelé à prendre ses responsabilités

Pour le syndicat, il revient désormais au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique de prendre les dispositions nécessaires et de mobiliser les ressources humaines, techniques, matérielles et organisationnelles indispensables à la collecte, à la fiabilisation et à la transmission des données.

Avec cette nouvelle directive, l’ASAS And Gueusseum franchit une étape supplémentaire dans son bras de fer avec les autorités. La rétention des données sanitaires et sociales devient ainsi un nouveau moyen de pression dans le cadre du 13e Plan d’actions de l’organisation syndicale.

Le Directoire national appelle ses militants et sympathisants à une application « stricte, uniforme et coordonnée » du mot d’ordre sur l’ensemble du territoire national.

L’organisation insiste enfin sur le maintien de la discipline, de la solidarité et de la cohésion entre ses membres afin d’assurer la réussite de ce deuxième jalon de son plan d’actions.

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