«A l’heure où le régime de la rupture cherche à transformer son essai électoral en une force de gouvernance pérenne, le Président Bassirou Diomaye Faye a reçu, au palais de la République, les coordonnateurs départementaux de Pastef. Cette rencontre stratégique, tenue dans un climat de remobilisation des troupes, marque le coup d’envoi d’une profonde restructuration de la Coalition «Diomaye Président». Entre impératifs de discipline interne et nécessité d’élargir la base politique pour porter le plan «Sénégal 2050», le chef de l’Etat s’assure ainsi que le maillage territorial du parti reste le fer de lance de sa vision de transformation systémique.»
C’était l’info la plus commentée du week-end : dans un contexte politique marqué par des divergences au cœur de l’Exécutif, Bassirou Diomaye Faye a tenu une rencontre… au Palais avec les coordonnateurs départementaux de son parti d’origine, Pastef (Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité), vendredi. Cette rencontre, élargie à d’autres responsables du parti comme Ayib Daffé, qualifiée par certains observateurs de «Ndogou politique» (en référence à la rupture du jeûne partagée), s’est déroulée dans le cadre d’un dialogue direct entre le chef de l’Etat et la base militante qui a porté sa candidature lors de la Présidentielle de 2024. Le Président a tenu à saluer le travail de terrain abattu par les coordonnateurs départementaux, qui restent le maillon essentiel entre le sommet de l’Etat et les citoyens, rapporte le quotidien .
Dans un climat marqué par des tensions au sein de l’Exécutif, cette réunion va-t-elle servir à sceller l’unité du parti et la complémentarité entre le président de la République et son Premier ministre, Ousmane Sonko ? Lequel a fait une apparition à la rencontre. Cette audience, loin d’être une simple visite de courtoisie, s’inscrit au cœur d’un vaste chantier : la restructuration de la Coalition «Diomaye Président». Depuis son accession au pouvoir en mars 2024, la coalition «Diomaye Président» -qui regroupe une multitude de partis alliés et de mouvements de soutien- traverse une phase de transition. L’objectif affiché par le chef de l’Etat est clair : passer d’une coalition électorale de conquête à une coalition de gestion et de vulgarisation de l’action gouvernementale. Celle-là même qui a précipité les divergences au sein du pouvoir.
