Le parquet général financier est passé à l’offensive devant la Cour suprême pour contester la décision de la chambre d’accusation ayant accordé une liberté provisoire, sous contrôle judiciaire, à Farba Ngom. Cette décision infirmait celle du juge d’instruction qui avait ordonné son maintien en détention.

Selon le quotidien Les Échos, dans son édition de ce jeudi, le procureur fonde son pourvoi sur un unique argument : la violation de l’article 140 du Code de procédure pénale. « En clair, accorder la liberté provisoire à Farba Ngom revient à méconnaître cette disposition », rapporte le journal.

D’après la même source, l’article 140 prévoit notamment que pour les personnes poursuivies pour détournement, soustraction ou obtention frauduleuse de deniers publics, lorsque les montants en cause sont supérieurs ou égaux à un million de francs, le mandat de dépôt est obligatoire. Le texte précise en outre que ce mandat ne peut être levé qu’en cas de remboursement ou de cautionnement intégral des sommes présumées manquantes, de contestation sérieuse des faits, ou, à titre exceptionnel, si une expertise médicale établit que l’état de santé de l’inculpé est incompatible avec la détention.

Le parquet estime que ces conditions ne sont pas réunies en l’espèce. De leur côté, les avocats du maire des Agnams, qui préparent leur réplique, soutiennent au contraire que les exigences légales sont remplies, toujours selon Les Échos.

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