L’ancien président français Nicolas Sarkozy a contesté mercredi devant la cour d’appel de Paris les affirmations récentes de son ancien secrétaire général de l’Élysée Claude Guéant, dans le cadre du procès en appel sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.

De retour à la barre pour une journée d’audience particulièrement attendue, Nicolas Sarkozy a cherché à fragiliser les deux attestations adressées ces dernières semaines aux juges par Claude Guéant, lequel avait contredit plusieurs éléments de sa défense.

« Je ne dis pas qu’il ment, je dis que sa mémoire a évolué », a déclaré l’ancien chef de l’État, en réponse aux affirmations de son ex-collaborateur concernant une supposée demande de prise en charge du dossier Abdallah Senoussi lors d’un déplacement en Libye en 2007.

Sarkozy a soutenu qu’il existait « trois versions » successives dans les déclarations de Claude Guéant sur cet épisode, estimant que ces variations en réduisaient la crédibilité devant la cour.

L’ancien président a également réaffirmé avec force qu’aucun financement illicite venu du régime de Mouammar Kadhafi n’avait alimenté sa campagne électorale.

« Je pense que jamais un centime d’argent libyen n’est arrivé dans la campagne de 2007 », a-t-il assuré au cours de son interrogatoire.

Cette nouvelle séquence judiciaire intervient dans un contexte de fracture visible entre l’ancien chef de l’État et plusieurs figures de son premier cercle, après qu’il eut imputé début avril à Claude Guéant et Brice Hortefeux certaines « imprudences » dans leurs relations avec des responsables libyens.

Condamné en première instance à cinq ans de prison ferme dans cette affaire, Nicolas Sarkozy comparaît en appel jusqu’au 3 juin dans un procès qui réexamine l’intégralité des accusations liées aux soupçons de financement de sa campagne par le régime de Mouammar Kadhafi.

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